« Le feu et la colère » : 67 ans de sanctions américaines contre la Corée du Nord

Source : Damir SAGOLJ / Reuters

« Le feu » et « la colère ». En quelques mots, voici la promesse adressée par Donald Trump à son homologue nord-coréen, Kim Jong-un, en réponse aux menaces qu’il avait proférées dans la nuit du 8 au 9 août contre l’île américaine de Guam. S’il peut nous faire craindre une escalade militaire, cet incident n’est pourtant pas un cas isolé et vient sinon s’inscrire dans un long processus de défiance engagé dès les années 1950 entre les États-Unis d’Amérique et la République populaire démocratique de Corée. Retour sur une histoire longue de 67 ans. Poursuivre la lecture de « « Le feu et la colère » : 67 ans de sanctions américaines contre la Corée du Nord »

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Sri Lanka, les leçons de la guerre ?

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Le 19 mai prochain marquera le 8e anniversaire de la fin de la guerre civile sri-lankaise. Ayant duré plus d’un quart de siècle — de 1983 à 2009 — et entraîné la mort de plus de 100 000 personnes, elle constitue un conflit majeur, mais oublié, d’une région familière des violences armées. L’intérêt de l’opinion publique et de la communauté internationale pour l’Asie du Sud s’arrête en effet souvent aux sempiternelles rivalités indo-pakistanaises, avec ses ramifications cachemiries ou afghanes. Pour ce qui est du reste du sous-continent, sa couverture est aujourd’hui proportionnelle à la menace « djihadiste » qui y couve. Exit donc les questions sri-lankaises ou népalaises trop complexes, délaissées au profit d’un traitement de choc du Bangladesh et du Pakistan, nouveaux incubateurs de la menace terroriste globale. Poursuivre la lecture de « Sri Lanka, les leçons de la guerre ? »

Inde : Cachemire, la fin de l’état d’urgence ?

Le Glacier Sachent - ©Reuters / Pawel Kopczynski
Le Glacier Sachien – ©Reuters / Pawel Kopczynski

Le 8 janvier dernier, Sayeed Mufti Mohammed, chief minister[1] de l’État indien du Jammu-et-Cachemire et dirigeant du premier parti politique de l’État – le People’s Democratic Party (PDP), parti autonomiste proche des mouvements séparatistes cachemiris – décède dans l’exercice de ses fonctions. Moins d’un an après son arrivée au pouvoir au sein d’un gouvernement de coalition avec le BJP – parti nationaliste hindou, duquel est issu l’actuel Premier ministre Narendra Modi – l’État indien le plus turbulent se retrouve à nouveau dans une période d’instabilité politique. Poursuivre la lecture de « Inde : Cachemire, la fin de l’état d’urgence ? »

L’Inde à la croisée des chemins

Source : Amit Dave/Reuters
Photo : Amit Dave/Reuters

Un peu plus d’un an après l’arrivée au pouvoir de Narendra Modi et de son parti le Bharatiya Janata Party – Parti du Peuple Indien, droite nationaliste hindoue – la direction que prend l’Inde est incertaine, oscillant entre un timide réformisme économique, une vie politique en pleine recomposition et une politique étrangère renouvelée. Poursuivre la lecture de « L’Inde à la croisée des chemins »

Le Pakistan et son armée : quand la corruption devient institution

Manifestation anti-gouvernementale, le 15 janvier 2013, à Islamabad (Zohra Bensemra : REUTERS).
Manifestation anti-gouvernementale, le 15 janvier 2013, à Islamabad (Zohra Bensemra : Reuters)

A l’instar de bien des pays, la gouvernance du Pakistan se conjugue fréquemment avec les affaires de corruptions. L’imposition de la loi est souvent malmenée par la corruptibilité des agents gouvernementaux et de la police. La réception des pots-de-vin pour des petits services est courante et considérée comme légitime. Le système judiciaire doit être vu comme dépendant et protégeant les pratiques corruptives. La corruption existe dans toutes ses formes et à toutes échelles, du niveau local jusqu’au plus haut niveau du Gouvernement fédéral pakistanais. Poursuivre la lecture de « Le Pakistan et son armée : quand la corruption devient institution »

Pakistan : Entre coups d’État et aspiration démocratique, une armée acteur du jeu politique

Pakistan
Al-Zarrar Main Battle Tank of the Pakistan Army

Les facteurs d’accession, de conservation, mais aussi de perte du pouvoir au Pakistan, depuis son indépendance en 1947, ont une propension à se répéter environ tous les dix ans.

La déclaration de l’indépendance le 14 août 1947 est le résultat d’un conflit d’une forte intensité mettant fin au Raj britannique (dénomination non-officielle de la période de domination britannique du sous-continent indien. L’Empire anglo-indien comprenait l’Inde, le Pakistan et le Bangladesh). A cause de la pression internationale, suite au mouvement pacifique de Ghandi en Inde et l’expérience faite que les peuples du continent indien résistent de plus en plus à l’idée de l’Empire, les anglais décident de libérer les territoires sous leur tutelle. Le mouvement pro-pakistanais sous Muhammed Ali Jinnah se met à la tête du nouvel État. Jinnah s’impose comme l’acteur incontournable sur la scène politique du pays et se considère alors doué d’une légitimité naturelle à mener le futur État pakistanais. Son omniprésence politique est à la fois une chance et une malédiction. Poursuivre la lecture de « Pakistan : Entre coups d’État et aspiration démocratique, une armée acteur du jeu politique »