Peine de mort, quand les chiffres 2015 donnent le tournis

Poursuivre la lecture de « Peine de mort, quand les chiffres 2015 donnent le tournis »

Publicités

Le dramatique corollaire entre conflits et industries extractives

©PNUD
©PNUD

Environ 3,5 milliards d’êtres humains vivent dans des pays riches en ressources naturelles (minerais et hydrocarbures). Celles-ci ont été maintes fois au cœur de conflits et exploitées afin de financer des armées ou des milices. Depuis quelques années, le réchauffement climatique et les conséquences néfastes de l’activité humaine sur notre environnement viennent aussi exacerber certaines tensions. Tout particulièrement en Afrique, qui concentre 30% des richesses minérales mondiales. Dans un rapport de 2013, le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (UNEP) estime que sur les soixante dernières années, 40% des conflits intra-étatiques sont liés aux ressources naturelles. En outre, selon l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR), les industries extractives seraient responsables du déplacement de plus de 9 millions de personnes en République Centrafricaine, Colombie et République Démocratique du Congo. Poursuivre la lecture de « Le dramatique corollaire entre conflits et industries extractives »

Histoire de la cause arménienne

Manifestation commémorative du génocide à Paris, 24 avril 1983
Manifestation commémorative du génocide à Paris, 24 avril 1983

Voici le second article, d’une série de trois, consacré à la question du génocide des Arméniens organisé par le gouvernement Jeune-Turc durant la Première Guerre Mondiale. Le premier se proposait de retracer rapidement le contexte historique et politique dans lequel s’appréhende aujourd’hui ces événements. Nous placerons aujourd’hui la focale sur l’histoire de la reconnaissance des massacres de masse ayant eu lieux et sur leur caractère génocidaire. Nous sommes confrontés à un processus dont nous allons commencer l’étude, du moins pour la France, en 1965, année du cinquantenaire. Ce processus est lent et a connu des dynamiques plus ou moins positives selon la conjoncture politique et les contingences partisanes. Quoi qu’il en soit, le mouvement ne s’est jamais arrêté et a perpétuellement été porté par une solide base militante. Poursuivre la lecture de « Histoire de la cause arménienne »

Iran : Deux élections pour une victoire, celle du peuple iranien

Source : ©AP Photo/Vahid Salemi
Source : ©AP Photo/Vahid Salemi

Vendredi 26 février se sont déroulées deux élections majeures en Iran. D’un côté des élections dites législatives, c’est à dire visant à élire les 290 membres[1] de l’unique chambre parlementaire de la République Islamique, le Majlis[2], et de l’autre, l’Assemblée des experts, une cour de 88 dignitaires religieux dont les compétences exclusives sont celles d’élire et, en théorie, de révoquer le Guide de la Révolution. Poursuivre la lecture de « Iran : Deux élections pour une victoire, celle du peuple iranien »

Inde : Cachemire, la fin de l’état d’urgence ?

Le Glacier Sachent - ©Reuters / Pawel Kopczynski
Le Glacier Sachien – ©Reuters / Pawel Kopczynski

Le 8 janvier dernier, Sayeed Mufti Mohammed, chief minister[1] de l’État indien du Jammu-et-Cachemire et dirigeant du premier parti politique de l’État – le People’s Democratic Party (PDP), parti autonomiste proche des mouvements séparatistes cachemiris – décède dans l’exercice de ses fonctions. Moins d’un an après son arrivée au pouvoir au sein d’un gouvernement de coalition avec le BJP – parti nationaliste hindou, duquel est issu l’actuel Premier ministre Narendra Modi – l’État indien le plus turbulent se retrouve à nouveau dans une période d’instabilité politique. Poursuivre la lecture de « Inde : Cachemire, la fin de l’état d’urgence ? »

Madagascar, un pays pauvre qui doit communiquer sur ses richesses !

2

Le 10 février dernier, la Banque mondiale accordait à Madagascar un nouveau prêt, l’« IDA Turnaround Facility », d’un montant de 690 millions de dollars sur 3 ans[1]. La 5ème plus grande île de la terre est ainsi l’un des deux premiers pays africains (avec la Guinée-Conakry) à bénéficier de ce nouveau mode de financement de la Banque mondiale, principalement dédié au pays les plus pauvres du monde. Si Madagascar est effectivement un pays très pauvre, où 9 malgaches sur 10 vivent toujours avec 2 dollars par jour, il existe un paradoxe relativement propre à ce pays : ses richesses sont immenses mais semblent être oubliées aux yeux des investisseurs étrangers, que ces derniers soient publics ou privés. Comme le précise l’institution bancaire mondiale, « seuls les gouvernements ayant démontré leur volonté à engager des réformes, en particulier dans la lutte contre les sources de fragilité, peuvent bénéficier de ce nouveau mode de financement »[2]. Un message envoyé à l’État malgache l’incitant enfin à sortir de l’ombre ? Poursuivre la lecture de « Madagascar, un pays pauvre qui doit communiquer sur ses richesses ! »

Bernie, son ennemi c’est la finance. C’est dire…

AP Photo/David Becker
AP Photo/David Becker

À quelques jours du premier caucus de la primaire américaine, qui se déroulera dans l’Iowa, la course à l’investiture est plus que jamais intense de l’autre côté de l’Atlantique.

Dans le camp républicain, il n’y en a que pour l’outrancier Donald Trump et l’ultra-conservateur Ted Cruz. Les débats entre les candidats n’ont jusqu’ici pas vraiment marqué par la qualité des échanges, les arguments font plus penser à une cour de récréation. Au final, ce sont encore la mauvaise foi et le mauvais goût qui sont les plus partagés entre les candidats. Poursuivre la lecture de « Bernie, son ennemi c’est la finance. C’est dire… »

Portugal : Avant les élections présidentielles, sommes-nous sortis de la crise ?

Source : E2 Emprego & Estágios
Source : E2 Emprego & Estágios

La politique portugaise est un de ces jeux de pouvoir auxquels peu de commentateurs prêtent intérêt. Pourtant, les élections législatives d’octobre dernier nous ont offert un spectacle inattendu. « 11 dias, 5 horas e 40 minutos » auront suffi pour qu’une grave crise politicienne s’empare du pays. Un record. Poursuivre la lecture de « Portugal : Avant les élections présidentielles, sommes-nous sortis de la crise ? »

Agenda 2016 : enjeux nationaux à prolongement international

maps-world-map-02

En janvier dernier nous évoquions une année 2015 placée sous le signe des enjeux politiques. À ce titre, l’accord sur le climat issu des négociations autour de la COP 21 et celui sur le nucléaire iranien, demeureront les deux grands temps diplomatiques de 2015. Mais l’année écoulée restera aussi celle des horreurs commises au nom de l’Islam. Ces actes imprédictibles tant dans l’espace que dans le temps, ont marqué les esprits par leur professionnalisme et leur internationalisme. À ces événements qui ont ému une grande partie de la population mondiale, s’ajoute également la crise migratoire qui, petit à petit, ternit la cohésion entre des pays européens, confrontés en leur sein à la montée des discours populistes. Poursuivre la lecture de « Agenda 2016 : enjeux nationaux à prolongement international »

Le génocide des Arméniens : de l’extermination au négationnisme de l’État Turc

Border_Tower_at_Armenian-Turkish_border_near_Khor_Virap_2
Le mont Ararat à la frontière entre l’Arménie et la Turquie / Source : Wikipédia.com

Le 3 décembre 2015, la députée LR (Les Républicains) Valérie Boyer prend l’initiative d’une nouvelle proposition de loi visant à pénaliser la négation du génocide des Arméniens. Celle-ci s’inscrit dans la continuité de plusieurs lois reboutées à différents niveaux du processus législatif ces dernières années, la dernière ayant été censurée par le Conseil Constitutionnel en 2012. La députée joue ici une carte destinée à placer le Gouvernement dans une position difficile en cette période tendue où les relations avec la Turquie d’Erdoğan constituent un élément décisif de la stratégie Française en Syrie. L’exécutif est d’autant plus mal à l’aise face à cette proposition qu’elle reprend une des promesses électorales du candidat Hollande durant la campagne présidentielle de 2012. Le Conseil de Coordination des Associations arméniennes de France (CCAF) s’est félicité dans un communiqué de presse de la démarche et souhaite, bien entendu qu’elle aboutisse. La proposition de loi, accueillie favorablement par l’ensemble des groupes parlementaires, a été renvoyée en commission pour un traitement ultérieur. Poursuivre la lecture de « Le génocide des Arméniens : de l’extermination au négationnisme de l’État Turc »

Crash dans le Sinaï : de la prudence à l’illusion du gouvernement égyptien

REUTERS - Mohamed Abd El Ghany
REUTERS – Mohamed Abd El Ghany

Le crash de l’Airbus A321 Metrojet le 31 octobre dans le Sinaï égyptien a provoqué une crise complexe pour le gouvernement du Caire. Soulevant des questions relatives à des enjeux sécuritaires, économiques et diplomatiques, la communication autour de cette crise faisait partie intégrante de la gestion de ce tragique événement. Retour sur la stratégie déployée par le gouvernement égyptien. Poursuivre la lecture de « Crash dans le Sinaï : de la prudence à l’illusion du gouvernement égyptien »

« Les hommes d’aujourd’hui ont poussé si loin la maîtrise des forces de la nature qu’avec leur aide il leur est devenu facile de s’exterminer mutuellement jusqu’au dernier  » (Freud)*

Il y a des fous dans nos rues. Des bêtes, et des êtres déchus de leurs droits d’Humanité, mais qui tuent au nom d’une chimère que personne ne reconnaît. Poursuivre la lecture de « « Les hommes d’aujourd’hui ont poussé si loin la maîtrise des forces de la nature qu’avec leur aide il leur est devenu facile de s’exterminer mutuellement jusqu’au dernier  » (Freud)* »

Lorsque Benyamin Netanyahou réinterprète l’histoire de la Shoah…

Rencontre le 28 novembre 1941 entre le grand mufti de Jérusalem, Amin al-Husseini et Adolf Hitler. ©HO / AFP
Rencontre le 28 novembre 1941 entre le grand mufti de Jérusalem, Amin al-Husseini et Adolf Hitler. ©HO / AFP

Peut-être l’avez-vous manqué, mais ce mardi 20 octobre, en marge du World Zionist Congress, le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a tenu quelques propos irresponsables, voire dangereux.

Les voici : « Hitler ne voulait pas exterminer les Juifs, il voulait seulement les expulser. Mais le grand mufti de Jérusalem, Hadj Amin Al-Husseini a rencontré Hitler et lui a déclaré : ‘Si vous les expulsez tous, ils vont tous venir ici’. ‘Alors, que dois-je faire d’eux ?’, aurait demandé Hitler. ‘Brûlez-les’, aurait répondu le mufti’ »[1]. Poursuivre la lecture de « Lorsque Benyamin Netanyahou réinterprète l’histoire de la Shoah… »

Les rouages de la communication terroriste : comment comprendre les enjeux de la peur

Source : Karen Lajon, La violence est le point faible de l'Etat islamique, 28 septembre 2014, LeJDD.fr
Source : Karen Lajon, La violence est le point faible de l’Etat islamique, 28 septembre 2014, LeJDD.fr

« Le 11 septembre a révélé une face encore plus sombre de la mondialisation. Le terrorisme aussi franchit aisément les frontières. Ses racines sont complexes, mais le désespoir et le chômage massif qui règnent dans tant de pays du monde lui offre un terreau fertile. »

Joseph E. STIGLITZ

Poursuivre la lecture de « Les rouages de la communication terroriste : comment comprendre les enjeux de la peur »

Créer son État : tutoriel à l’usage des joueurs d’Age of Empire

Image ©Didelco10
Image ©Didelco10

Genre vidéo-ludique très présent sur PC, le jeu de stratégie historique fut un must-have pour beaucoup d’entre-nous. Des séries comme Age of Empire, Civilization ou Total War ont un grand succès. Au-delà de mécanismes de jeu, ces sagas avaient un vernis historique qui passionnait plus d’un joueur. Lancer le jeu faisait de vous un puissant Homme d’État présidant à la destinée de son peuple. Folie des grandeurs à portée de clic, nombre d’enfants des années 90 sont devenus des despotes virtuels alternant campagnes militaires dévastatrices et essors culturels assurant le rayonnement mondial de la nation jouée. Le jeu vidéo invente avec l’aide du joueur une Histoire parmi les possibles. Poursuivre la lecture de « Créer son État : tutoriel à l’usage des joueurs d’Age of Empire »

Billet d’humeur : Migrant / réfugié, n’a-t-on rien compris ?

Image : Cartoon Movement
Image : Cartoon Movement

Ces jours ci, à moins de vivre reclus, il est impossible d’échapper à l’emballement ou plutôt au déferlement médiatique concernant les « migrants ».

Les medias – à de rares exceptions – possèdent l’incroyable talent de survoler les sujets, d’effleurer les problématiques et de nous jeter en pâture de l’image condescendante ; des mass medias pour les masses autrement dit. Poursuivre la lecture de « Billet d’humeur : Migrant / réfugié, n’a-t-on rien compris ? »

L’Inde à la croisée des chemins

Source : Amit Dave/Reuters
Photo : Amit Dave/Reuters

Un peu plus d’un an après l’arrivée au pouvoir de Narendra Modi et de son parti le Bharatiya Janata Party – Parti du Peuple Indien, droite nationaliste hindoue – la direction que prend l’Inde est incertaine, oscillant entre un timide réformisme économique, une vie politique en pleine recomposition et une politique étrangère renouvelée. Poursuivre la lecture de « L’Inde à la croisée des chemins »

Le Pakistan et son armée : quand la corruption devient institution

Manifestation anti-gouvernementale, le 15 janvier 2013, à Islamabad (Zohra Bensemra : REUTERS).
Manifestation anti-gouvernementale, le 15 janvier 2013, à Islamabad (Zohra Bensemra : Reuters)

A l’instar de bien des pays, la gouvernance du Pakistan se conjugue fréquemment avec les affaires de corruptions. L’imposition de la loi est souvent malmenée par la corruptibilité des agents gouvernementaux et de la police. La réception des pots-de-vin pour des petits services est courante et considérée comme légitime. Le système judiciaire doit être vu comme dépendant et protégeant les pratiques corruptives. La corruption existe dans toutes ses formes et à toutes échelles, du niveau local jusqu’au plus haut niveau du Gouvernement fédéral pakistanais. Poursuivre la lecture de « Le Pakistan et son armée : quand la corruption devient institution »