Agenda 2019 : un monde à redessiner

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En janvier dernier nous publions notre édition 2018 du désormais traditionnel agenda de l’année pour annoncer les évènements qui devaient marquer les 365 jours à venir. Les rendez-vous que nous y analysions laissaient penser à l’éveil d’un souffle nouveau, venu des populations. Aussi, nous choisissions pour 2018, le titre d’« année d’expression sociale et de mouvements revendicatifs ».

Loin de nous l’idée de jouer au devin, mais lorsque nous faisons le bilan de l’année écoulée, force est de constater que ces notions d’ « expression sociale » et de « mouvements revendicatifs » prennent tout leur sens. Bien sûr, nous pensons en France aux Gilets jaunes dont l’action, en dépit des débordements d’individus animés par des pulsions destructrices, est suivie dans le monde entier. L’image est forte, il est vrai. La France n’est-elle pas le pays du soulèvement populaire, celui qui veut qu’à chaque regroupement dans les rues, nous soyons soumis aux jugements des révolutions. N’avons nous pas détrôné notre monarchie, déjoué la tyrannie, pourfendu l’aristocratie, mis à bas l’oligarchie ?

Deux mondes s’opposent toutefois aujourd’hui. Le premier voudrait que la démocratie soit en danger et que de sa dégénérescence naisse le chaos politique. Ceux-ci y voient ainsi l’instauration d’un régime suivant la volonté de la foule[1].

De l’autre, qu’ils portent le nom de peuple ou soient qualifiés de populace, ces individus venus de tous les coins d’une France championne des giratoires y expriment leurs mécontentements. Ils veulent plus de pouvoir d’achat, vivre de leur travail sans se priver, être imposés sans être pillés. Un pouvoir politique qui augmente leur liberté d’entreprendre, qui les protège, mais ne les soumet pas. Des perspectives qui leur permettent de se projeter dans l’avenir sans crainte de perdre un jour leurs droits…

Si les festivités de fin d’année laissent planer le doute sur la pérennité du mouvement, le programme des réformes sociales pour 2019 ne saura faire taire ces contestations. À ce titre, la réforme des retraites annoncées en 2019, si elle est nécessaire pour faire perdurer notre système par répartition, ne se fera pas sans heurt. Peut-être les manifestations en marge de la Coupe du Monde de football organisée en Russie étaient-elles pour nous un avertissement ? De Moscou à Vladivostok, de St Petersburg à Novossibirsk, 90% des Russes s’y opposaient[2]. Aussi impopulaire soit-elle, la réforme visant à relever l’âge légal du départ à la retraite en Russie a été votée par les députés de la Douma[3]pour réviser un système inchangé depuis l’époque soviétique. Certes, l’exceptionnelle cote de popularité de Vladimir Poutine a été entamée par cet épisode, pour autant, les difficultés économiques qui s’accumulent sont majoritairement liées à l’impact des sanctions mises en place par les États-Unis pour punir les tentatives d’ingérence russe dans la campagne présidentielle américaine. Ainsi, entre 2014 et 2018, le PIB s’est contracté de 10%. Depuis janvier 2018, la valeur du rouble au taux de change a perdu 10,5%[4]. Enfin, les prévisions d’inflation pour 2019 sont, selon l’agence Fitch, de l’ordre de 4,5 %. Quelle marge de manœuvre reste-t-il au Président russe, la Crimée ayant déjà été annexée ?

En Iran aussi cette année il était question de sanctions. En mai dernier, le Président américain, Donald J. Trump, décidait d’une sortie unilatérale de l’accord de Vienne portant sur l’encadrement des ambitions nucléaires de la République islamique d’Iran. Ainsi, le Trésor américain procédait en deux temps au rétablissement des sanctions financières et commerciales en vigueur contre l’Iran jusqu’en 2015. Objectifs ? Mettre fin aux actions déstabilisatrices du régime en Syrie, au Yémen, au Liban, en Irak, et condamner le développement d’un arsenal militaire comprenant notamment des missiles balistiques capables d’embarquer des ogives nucléaires. Conséquences, ce sont les Iraniens qui souffrent le plus de cette situation. Le rial iranien a perdu près de 30% de sa valeur en une année. L’inflation sera portée à 23,8 % en 2019. L’économie iranienne se contracte de 1,8 % en 2018 et devrait de nouveau baisser de 3,6% en 2019. Pénuries de biens de consommation et manifestations font partie du lot quotidien des Iraniens. Une situation qui n’est pas sans rappeler celle vécue entre 2012 et 2015.

Que justifie alors un retour à un statu quo ante ? La stratégie qui voudrait isoler les autorités iraniennes pour pousser à un changement de régime est vouée à l’échec. La guerre économique contre la Chine aura à terme un impact sur le prix des produits manufacturés par les entreprises américaines. Les pourparlers engagés avec la Corée du Nord ne seront, s’ils perdurent, pas plus que des accords de désescalades militaires…

En réalité, les États-Unis appliquent toujours et sans cesse le même modèle, celui d’un découpage du monde servant leurs intérêts et la survie de leur économie. Pourquoi le remarquons-nous plus aujourd’hui qu’hier ? La différence vient de la personne qui incarne cette stratégie. Ainsi, Donald Trump ne cache nullement ses objectifs. Son ennemi est la récession américaine. Pour l’éviter, toutes les méthodes sont bonnes tant que le calcul coûts/avantages/risques s’opère sur le temps court et est gagnant à 100 %. Qu’importe la crispation des diplomaties alliées, les économies occidentales sont liées, et ce, à l’avantage des États-Unis. 

Ces observations font de lui le plus réaliste des dirigeants actuels. Donald Trump sait répondre aux demandes électorales et sociales tout en asseyant la domination américaine à l’international, faisant et défaisant les alliances pour servir les besoins américains du moment. 

À la veille de son élection à la Présidence américaine, nous écrivions que sa nomination serait une chance pour l’Union européenne, celle de pouvoir être une solution face à l’isolationnisme unilatéral américain. Échec de nouveau. L’Europe rime avec populisme. Le repli sur soi a triomphé. Le Royaume-Uni montre la voie, l’Italie lui emboîte le pas.

Sans Europe unie, qu’en sera-t-il de 2019 alors que nous commémorerons le 100e anniversaire de la conférence de Paris et du Traité de Versailles, les 80 ans du début de la Seconde Guerre mondiale, les 75 ans du débarquement en Normandie, et le 30e anniversaire de la chute du mur de Berlin.

Barack Obama, dans un discours prononcé à la jeunesse européenne à Bruxelles le 26 mars 2014, résumait déjà la situation face à laquelle le projet européen se trouve aujourd’hui : « Les difficultés de l’intégration et de la mondialisation, récemment amplifiées par la pire crise économique de notre temps, ont mis à rude épreuve le projet européen et provoqué l’essor d’une politique qui prend trop souvent pour cibles les immigrés, les homosexuels ou ceux qui semblent différents d’une manière ou d’une autre.

Si la technologie a largement ouvert le champ des possibilités pour le commerce, l’innovation et la compréhension interculturelle, elle a par ailleurs permis aux terroristes de commettre des massacres effroyables. Partout dans le monde, les affrontements entre groupes sectaires et les conflits ethniques continuent de faire des milliers de victimes. Et une fois de plus, nous sommes confrontés à la croyance chez certains que les plus grandes nations peuvent intimider les plus petites pour obtenir ce qu’elles veulent – cette maxime recyclée de la loi du plus fort »[5].

— Janvier —

1 – Présidence tournante de l’Union européenne : Après l’Autriche, la présidence échoue en Roumanie pour un délai de 6 mois. Bucarest est d’ores et déjà pointée du doigt par Jean-Claude Juncker qui s’interroge sur sa capacité à pouvoir relever cette fonction, en cause la corruption endémique des élites dirigeantes du pays. Cette année 2019 sera pourtant cruciale pour l’Europe avec les élections européennes, tout comme pour la Roumanie qui devra se choisir un nouveau président.

– Début du mandat de Jair Bolsonaro : Le nouveau président brésilien, ancien militaire et candidat victorieux du Parti social libéral (PSL) prend ses fonctions pour 4 ans. Au catalogue de ses mesures déjà très controversées, on retrouve l’assouplissement du port d’arme, la sortie de l’accord de Paris, la réduction du périmètre d’activité des agences nationales de protection de l’environnement, et la redéfinition des programmes scolaires.  

– Élections législatives en Guinée : Les Guinéens seront appelés aux urnes dans un scrutin parallèle visant à élire les 114 membres du parlement pour 5 ans.

5 – Coupe d’Asie des nations de football : Cette nouvelle édition est organisée aux Émirats arabes unis.

10 – 2emandat de Nicolás Maduro à la présidence du Venezuela : Depuis 2015, ce sont près de 2 millions de Vénézuéliens qui ont fui leur pays. Pénurie de nourritures, de médicaments, chute de 18% du PIB en 2018, plus de 23 000 homicides commis dans l’année… Le FMI table même sur une inflation à 10 000 000 % pour l’an prochain.

18 – 100e anniversaire de la conférence de Paris

22 – Ouverture du Forum économique mondial de Davos : Russes et Américains se retrouveront-ils au sommet de Davos ? Rien n’est moins sûr. En cause, une crise diplomatique déclenchée par l’application de sanctions contre trois personnalités influentes du monde des affaires hommes russes.

— Février —

1 – Tournoi des VI Nations : Début du tournoi des VI Nations, un dernier test pour le XV de France en prévision de la Coupe du monde qui se déroulera plus tard dans l’année.

3 – Élection présidentielle au Salvador : L’enseignant et leader du Front Farabundo Martí de libération nationale, Salvador Sánchez Cerén, cherche à poursuivre son mandat à la tête de la République du Salvador.

11 – 40eanniversaire de la Révolution islamique en Iran

16 – Élections présidentielle et parlementaires au Nigeria : Le duel opposera l’ancien  vice-président et candidat du Parti démocratique du peuple (PDP), Atiku Abubakar, à l’actuel Président, Muhammadu Buhari, membre du Congrès des progressistes (APC).

22 – 44ecérémonie des César

24 – Élection présidentielle au Sénégal : 7 candidats s’affronteront pour cette élection. Le Président Macky Sall de l’Alliance pour la République entend prolonger son mandat de 6 ans.

– Élections législatives en Moldavie

– Élections législatives en Thaïlande

24 – 91eCérémonie des Oscars

– Référendum à Cuba sur le projet de nouvelle Constitution : Après une consultation populaire de 3 mois qui s’est achevée en novembre dernier, les Cubains seront appelés à se prononcer sur une réforme constitutionnelle ambitieuse visant à reconnaître le droit de propriété et ouvrir la voie au mariage homosexuel. S’y ajoute également la création du poste de Président de la République (actuellement président du Conseil d’État) dont le mandat de 5 ans sera renouvelable 1 fois, et de celui de Premier ministre. 

— Mars —

3 – Élections législatives en Estonie

6 – Élections sénatoriales en République démocratique du Congo

10 –  Élections législatives en Guinée Bissau : Après un dernier report, la Guinée Bissau organisera finalement ses élections législatives pour sortir d’une crise institutionnelle qui perdure depuis 3 ans.

15 – Élection présidentielle en Slovaquie : L’actuel président slovaque, Andrej Kiska ne se présentera pas à sa réélection.

20 – Élections législatives à Madagascar

29 – Officialisation du Brexit : Le Royaume-Uni quittera ce jour l’Union européenne. La question sur toutes les lèvres portera évidemment sur la teneur de l’accord trouvé (si accord il devait y avoir).

31 – Élection présidentielle en Ukraine : Petro Porochenko sera candidat à sa propre succession, lui qui est toujours engagé dans un bras de fer avec la Russie promeut une Ukraine forte face à l’oppression russe. Les tensions n’ont pas disparu depuis le soulèvement du Maïdan et l’annexion de la Crimée. La capture de trois navires militaires ukrainiens par les garde-côtes russes au large de la Crimée à la fin du mois de novembre planera sans doute sur cette élection.

— Avril —

1 – 40eanniversaire de la proclamation de la République islamique d’Iran

9 – Élections législatives anticipées en Israël : La Knesset sera dissoute. Ces élections renforceront-elles la position de Benyamin Netanyahou ?

10 – Référendum au Belize : Un différend frontalier oppose le Belize à son voisin guatémaltèque. Les électeurs seront appelés à se prononcer sur le recours porté devant la Cour internationale de justice.

14 – Élections législatives en Finlande

17 – Élections présidentielle et législatives en Indonésie : Les questions environnementales seront un des enjeux majeurs de ces élections alors que le pays a été de nouveau frappé en décembre dernier par un tsunami ayant coûté la vie à 426 personnes.  

21 –Abdication de l’empereur du Japon, Akihito, à l’âge de 85 ans au profit de son fils aîné, le prince Naruhito

— Mai —

5 – Élections générales au Panama

12 Élection présidentielle en Lituanie : Dalia Grybauskaite, que l’on surnomme « la dame de fer » après avoir été commissaire européenne au budget de José Manuel Barroso, est en poste depuis 2009 et ne peut se présenter pour un nouveau mandat. Qui pour lui succéder à la tête de ce pays balte de 2,9 millions d’habitants ?

13 – Élections législatives et locales aux Philippines

20 – La Nouvelle Chronique fêtera ses 5 ans

23 – Élections européennes : Le Brexit à peine réalisé, les électeurs européens seront appelés aux urnes pour élire leurs représentants au Parlement européen. Quelle place les positions europhobes des différentes personnalités politiques des États membres auront-elles dans ces élections ?

26 – Élections législatives en Belgique : Quel paysage politique se dessinera en Belgique après la démission surprise de son Premier ministre, Charles Michel en décembre dernier ? 

— Juin —

6 – 75e anniversaire du débarquement en Normandie

7 – Coupe du monde de Football féminin : Souhaitons aux Bleues de Corinne Diacre le même succès que celui obtenu par les joueurs de Didier Deschamps. Il est certain que le football français sera de nouveau à l’honneur tant les Françaises sont talentueuses.

15 – Coupe d’Afrique des Nations : Les nations africaines s’affronteront au Cameroun pour cette 32eédition de la CAN. Les « Lions indomptables » défendront leur titre à Yaoundé.

16 – Élections présidentielle et législatives au Guatemala : Le président Jimmy Morales est actuellement poursuivi pour corruption par les Nations unies. Quelle issue à ce conflit alors que les Guatémaltèques descendent depuis plusieurs mois dans les rues pour demander sa démission ?

20 – Copa America : Encore du football, mais cette fois-ci du côté du Brésil. Neymar aura-t-il la chance de remporter un titre devant son public ?

28 – 100e anniversaire du traité de Versailles

— Juillet —

1 – Présidence tournante de l’Union européenne : C’est au tour de la Finlande de se voir confier la présidence du Conseil de l’Union européenne.

20 – Élection présidentielle en Afghanistan : Initialement prévue le 20 avril, cette élection a été décalée de 3 mois, fin décembre 2018. Après les manquements des élections législatives d’octobre dernier, entachées de fraudes, la Commission électorale indépendante a souhaité reporter pour éviter de nouvelles défaillances. Le retrait des troupes américaines d’Afghanistan est-il responsable de ce changement soudain de calendrier ?

21 – 50eanniversaire des premiers pas de l’homme sur la Lune : L’occasion de voir et revoir les exploits de la Nasa et de sa mission Apollo 11. À son bord, Neil Armstrong, Buzz Aldrin et Michael Collins.

— Août —

31 – Coupe du monde de Basket-ball en Chine

— Septembre —

1 – 80eanniversaire du début de la Seconde Guerre mondiale, marquée par l’invasion de la Pologne par l’Allemagne d’Adolf Hitler

13 – Journées européennes du patrimoine

20 – Coupe du Monde de Rugby : Organisée au Japon, la Coupe du monde de rugby est un événement pour lequel nous devrions nous réjouir, mais l’équipe de France réussira-t-elle à élever son niveau de jeu pour rivaliser avec les plus grandes nations du ballon ovale ?

28 – Ouverture des championnats du monde d’athlétisme à Doha, au Qatar : Un test avant la coupe du monde de 2022 ?

— Octobre —

1 – 70eanniversaire de la fondation de la République populaire de Chine par Mao Tsé-toung : Alors que les commémorations des Manifestations de la place Tian’anmen auront eu lieu quelques mois plus tôt, cet épisode sera pour Xi Jinping la grande messe pour asseoir son autorité sur le pays.

6 – Élections législatives au Portugal

13 – Élections législatives en Grèce

15 – Élections présidentielle, législatives et provinciales au Mozambique : Suspendue en 2018 pour cause de dissension entre le gouvernement actuel et la Renamo (opposition et anciennement rébellion mozambienne).

21  – Élections législatives en Suisse

– Élections législatives au Canada

24 – 90eanniversaire du début de la Grande dépression : caractérisé par le célèbre “jeudi noir” à Wall Street, ce 90eintervient alors que les bourses ont dévissé en 2018 ; des épisodes alarmants dans lesquelles de nombreux économistes voient l’annonce d’une crise financière sans précédent.

27 – Élection présidentielle en Uruguay : Après deux mandats de l’actuel président Tabaré Vázquez, l’Uruguay souhaitera-t-il donner une nouvelle impulsion aux politiques sociales mises en œuvre lors depuis 2005 ?

– Élection présidentielle en Argentine : Cela fait maintenant 17 ans que l’Argentine a traversé la plus grande crise économique de son histoire. La perte de la valeur du Peso de 50 % et l’inflation grandissante ont marqué l’année 2018, obligeant le gouvernement a faire appel à l’aide du FMI, comme en 2001. Une aide financière conditionnée à une austérité drastique…  

— Novembre —

3 – Élection présidentielle en Roumanie : Les électeurs sanctionneront-ils la corruption du gouvernement ? Il est possible que la présidence tournante de l’Union européenne puisse faire évoluer les comportements des dirigeants roumains. 

9 – 30e anniversaire de la chute du mur de Berlin : Cela peut paraître incroyable d’écrire cette phrase, mais le mur de Berlin s’effondrer il y a de ça 30 petites années. Ce n’est rien et pourtant depuis c’est la construction européenne qui elle s’effrite. 

11 – Ouverture de la COP25 à Santiago du Chili


[1]Si l’on en réfère à l’anacyclose de Polybe, ce régime porte le nom d’ochlocratie.

[2]1/4 de la population est actuellement à la retraite.

[3]La réforme repousse de 55 ans à 60 ans l’âge du départ à la retraite pour les femmes, et de 60 à 65 ans pour les hommes.

[4]Fil Franco-Russe N°165 précisant les indicateurs de l’économie russe

[5]Barack Obama, Discours choisis, Folio, 2018, p. 69

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